Mardi 13 janvier 2009
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Xavier Darcos, notre ministre de l'Education Nationale annonce en 2007, la mise en place
d'un nouveau dispositif d'accompagnement éducatif assuré par les équipes des établissements
scolaires (primaires, collèges et lycées) pour « les orphelins de 16h » selon l'expression de Nicolas
Sarkozy.
140 millions d'euros ont été débloqués pour financer ce dispositif à la charge de professeurs
volontaires payés en heures supplémentaires. Travailler plus pour gagner plus oui, mais ne doit-on
pas s'attendre à voir fleurir des lits de camps dans les salles de profs.
De plus, l'objectif de cette « Ecole après l'Ecole » n'a rien de novateur : « d’une durée
indicative de deux heures, l’accompagnement éducatif est organisé quatre jours par semaine tout
au long de l’année, de préférence en fin de journée après la classe. Il offre, sans être limitatif, trois
domaines d’activité : l’aide au travail scolaire, la pratique sportive, la pratique artistique et
culturelle (1).
N'est ce pas ce que les associations d'éducation populaire développent depuis plus de 30 ans
des les quartiers sensibles et les zones d'éducation prioritaire ? Dans le même temps, le
gouvernement annonce une diminution de 25 % des crédits alloués à ces même associations.
L'incompréhension est générale.
L'éducation populaire milite en effet, pour devenir ce que Philippe Merieux appelle un
« Tiers Educatif », pour réduire les inégalités qui existent entre les familles entre ce temps vide où
l'enfant quitte l'Ecole et va se coucher. L'éducation populaire revendique d'être aussi ce Tiers, en
associant les familles, en les accompagnant vers l'autonomie, et en mobilisant des bénévoles pour
promouvoir la citoyenneté et la solidarité.
La mise en place de l'école après les cours, mobilise elle, en ce début d'année toute
l'attention des chefs d'établissements et des équipes éducative. Les projets avec les associations
passent donc en second plan. Nous nous mobilisons donc depuis la rentrée pour valoriser notre
action comme complémentaire de celle de l'Ecole et non comme concurrentielle, pour renforcer les
partenariat avec les collèges fragilisés par l'arrivée de ce dispositif. Ceci explique cela : le retard
qu'a pris cette année, la rencontre avec les collégiens et le début des accompagnement pour vous
étudiants solidaires.
Cette réforme remet sur la place publique un débat qui, selon moi, est étouffé depuis bien
des année : quelle est donc aujourd'hui la place et la mission de l'Ecole ? Car, l'Ecole ne peut pas
tout : instruire, développer une conscience citoyenne, apporter aux jeunes des activités culturelles et
sportives, consolider le « vivre ensemble »....
Il me semble que les acteurs associatifs de l'éducation populaires ont compétence,
expérience et savoir-faire à faire valoir dans ces domaines... Il suffit de leurs faire confiance et de
trouver les bonnes manières de travailler ensemble. Car nous avançons tous dans le même but : la
réussite et l'épanouissement de la jeunesse de notre pays qui est la force vive de l'avenir.
(1) Extrait du Bulletin Officiel de l'Education Nationale n° 25 du 5 juin 2008.
Marie Sarrotte
d'un nouveau dispositif d'accompagnement éducatif assuré par les équipes des établissements
scolaires (primaires, collèges et lycées) pour « les orphelins de 16h » selon l'expression de Nicolas
Sarkozy.
140 millions d'euros ont été débloqués pour financer ce dispositif à la charge de professeurs
volontaires payés en heures supplémentaires. Travailler plus pour gagner plus oui, mais ne doit-on
pas s'attendre à voir fleurir des lits de camps dans les salles de profs.
De plus, l'objectif de cette « Ecole après l'Ecole » n'a rien de novateur : « d’une durée
indicative de deux heures, l’accompagnement éducatif est organisé quatre jours par semaine tout
au long de l’année, de préférence en fin de journée après la classe. Il offre, sans être limitatif, trois
domaines d’activité : l’aide au travail scolaire, la pratique sportive, la pratique artistique et
culturelle (1).
N'est ce pas ce que les associations d'éducation populaire développent depuis plus de 30 ans
des les quartiers sensibles et les zones d'éducation prioritaire ? Dans le même temps, le
gouvernement annonce une diminution de 25 % des crédits alloués à ces même associations.
L'incompréhension est générale.
L'éducation populaire milite en effet, pour devenir ce que Philippe Merieux appelle un
« Tiers Educatif », pour réduire les inégalités qui existent entre les familles entre ce temps vide où
l'enfant quitte l'Ecole et va se coucher. L'éducation populaire revendique d'être aussi ce Tiers, en
associant les familles, en les accompagnant vers l'autonomie, et en mobilisant des bénévoles pour
promouvoir la citoyenneté et la solidarité.
La mise en place de l'école après les cours, mobilise elle, en ce début d'année toute
l'attention des chefs d'établissements et des équipes éducative. Les projets avec les associations
passent donc en second plan. Nous nous mobilisons donc depuis la rentrée pour valoriser notre
action comme complémentaire de celle de l'Ecole et non comme concurrentielle, pour renforcer les
partenariat avec les collèges fragilisés par l'arrivée de ce dispositif. Ceci explique cela : le retard
qu'a pris cette année, la rencontre avec les collégiens et le début des accompagnement pour vous
étudiants solidaires.
Cette réforme remet sur la place publique un débat qui, selon moi, est étouffé depuis bien
des année : quelle est donc aujourd'hui la place et la mission de l'Ecole ? Car, l'Ecole ne peut pas
tout : instruire, développer une conscience citoyenne, apporter aux jeunes des activités culturelles et
sportives, consolider le « vivre ensemble »....
Il me semble que les acteurs associatifs de l'éducation populaires ont compétence,
expérience et savoir-faire à faire valoir dans ces domaines... Il suffit de leurs faire confiance et de
trouver les bonnes manières de travailler ensemble. Car nous avançons tous dans le même but : la
réussite et l'épanouissement de la jeunesse de notre pays qui est la force vive de l'avenir.
(1) Extrait du Bulletin Officiel de l'Education Nationale n° 25 du 5 juin 2008.
Marie Sarrotte
Par Afev Montpellier
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Publié dans : Epace @-Solidaires
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Le jeudi 15 et 29 Janvier 2009 à 15h30 ,
April-Santé organise des ateliers d'informations santé sur le thème de l'alimentation, en particulier celle de l'enfant, ce qu'il faut et ne pas faire. conférence vidéo, débats !